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Equateur

Dimanche 2 octobre 2005

 

Nous quittons la Colombie, direction l Equateur. Un premier vol en avion nous mene de Bogota a Pasto, ville proche de la frontiere colombienne.

L actualite est chaude entre les 2 pays au point que l Equateur menace d imposer un visa aux Colombiens qui voudraient venir dans son pays et de deposer une plainte devant la juridiction internationale concernant les fumigations de glifosato de son voisin.

La Colombie, elle,  reproche a l Equateur de ne pas suffisamment surveiller sa frontiere et de laisser passer des guerilleros des FARC sur son territoire ou ceux-ci trouvent refuge pour preparer leurs actions.  De plus, l Etat equatorien refuse de considerer les FARC comme un mouvement terroriste ce qui sous-entenderait selon lui, de prendre partie dans le conflit arme de son voisin et risquerait de l impliquer dans celui-ci.

De son cote, l Eqateur s insurge contre les fumigations de glifosato que son voisin effectue le long de la frontiere commune et qui naturellement se repandent sur ses terres. Le glifosato est un produit tres toxique  dont les fumigations ont pour but de detruire les platations de coco servat a elaborer la cocaine.

Evidemment, ce ne sont pas seulement les champs de coca qui sont affectes par ce poison mais tous les sols et les cultures qui le recoivent.

Il est a noter que son emploi n a pas freine les prises de cocaine en Colombie ou depuis le debut de l ennee, tous les records de saisies sont battus

A ajouter a tous ces problemes de bon voisinnage, que Uribe, le president colombien, est un des meilleurs amis de Bush et que Palacio, l actuel president equatorien par interim, se rapproche en ce moment de Chavez, le Venezuelien, vous comprendrez les relations houleuses du moment entre les 2 pays.

pour Marga et moi, le passage de la frontiere a Tulcan fut des plus tranquiles et les douaniers tamponneurs peu regardants.

Par Sudacas
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Dimanche 2 octobre 2005

Apres le passage de la frontiere, une nuit de halte a Ibarra, une visite du marche indigene a Otavalo et nous voila a Quito, la capitale de l Equateur.

Pendant 2 jours, nous sillonnons le vieux quito ou les colons espagnols ont laisse leur empreinte architecturale et leurs eglises. Les rues en pente conduisent a des places aerees, animees par des precheurs appelant le pecheur a revenir dans le rang ou par des amuseurs publics deguises en mamies jouant la farce.

Nous ne nous attardons pas trop a Quito, lasses un peu par la ville (nous venons de passer 3 semaines a Bogota) et prenons un bus de nuit pour filer vers la cote ou quelques baleines a bosse s attardent encore, accumulant de la graisse dans les euaux chaudes et poisonneuses de l Equatoriales avant de commencer leurs longues migrations vers les courants froids de l Antartique.

Nous ne verrons pas le salto arriere de la femelle, jaillissant hors de l eau pour mieux plouffer en retombant dans la vague car il fallait venir 1mois plus tot, au moment de la reproduction, quand celle-ci cherche a en mettre plein la vue aux males errants et par la meme aux touristes ebahis. Non, nous ne verrons que le dos et la queue de ces baleines a bosse ainsi que leur respiration jaisers.

Leurs copains, les dauphins seront plus cooperatifs et une trentaine de ceux-ci feront des bons autour du bateau pendant une dizaine de minutes.

Un autre spectacle finira de nous combler definitivement : la peche a la sardine des piqueros patas azules, cousins de nos fous de Bassan bretons. Une fois le banc de sardines repere, ces oiseaux forment 2 bataillons aeriens d une centaine d unites. Les 2 bataillons semblent se foncer dessus mais en arrivant juste a la vertical  de la cible comestible, ils cassent leur vol et piquent ensemble vers la surfaces comme de grosses pierres folles. Apres 30 metres d une chute libre absolue, ils perforent l eau telle une pluie de meteorites affamees et se gavent des petites sardines aveugles des dangers du ciel.

Notre bateau fera escale un peu plus tard  sur la Isla de la Plata, reserve ornitologique, ou nous pourrons observer de pres, le bleu clair impressionnant des pattes (patas azules) du piquero.

Nous restons encore 2 jours a Puerto Lopez, le temps de profiter des plages quasi desertes du parc national Machalilla, d assiter au retour des pecheurs et de flaner le long du bord de mer.

 

 

Par Sudacas
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Samedi 8 octobre 2005

 

 

 

 

Notre prochaine etape est la ville de Latacunga, situee en plein milieu des Andes, a deux pas du volcan Cotopaxi. Un bus de nuit nous y conduit.

 

 

La statue de la Virgen domine Latacunga et aujourd hui, comme pendantles 3 jours prochains, toute la ville va feter et rendre hommage a sa bienfaitrice.

 

 

Nous arrivons ainsi en plein carnaval. Un defile est organise, les cuivres repetent inlassablement le meme air entrainant et danseurs et danseuses se croisent sur le pave.

 

 

Aux rayons des personnages sympathiques, le porteur de cochon et la vierge noire sortent du lot.

 Le premier est un homme maquille qui porte une hotte sur laquelle est accroche un cochon vide de ses entrailles. Sur ce meme animal, sont suspendues une dizaine de bouteilles en tout genre, de bons gros poulets fermiers deplumes et plusieurs kilos de pommes. Le tout doit etre lourd car le brave souffle, sue et grimace.

 

Heureusement, un acolyte le suit avec un tabouret sur lequel  il se soulage de son fardeau   toutes les 2 minutes.

 

 

Le deuxieme personnage, la vierge noire (mama negra) se distingue par sa bonne tete et son cherubin (cf photos).

Elle se promene a cheval au milieu de la foule et avec une burette, asperge d eau-certainement benite- tous ses admirateurs.

 

 

Pour entretenir la bonne humeur, de nombreux verres et louches de breuvages alcoolises sont servis a qui n en veut et a a qui n en veut pas.

Avec Marga, on a ete oblige de se cacher et de fuir pour eviter de boire dans la meme louche que les 200 personnes du quart d heure precedent.

 

 

En soiree, un feu d artifice est organise sur la place du village ou 4 grandes tours metalliques de 10 metres de hauteur ont ete installees. Elles ont toutes 4 etages remplis d une multitude de petards et fusees. A leur sommet, se dresse un poulet geant, une etoile ou une fleur artificielle, bourres de coktail explosif.

 

L etage du bas est mis a feu et la folie peut alors commencer.

 

La beaute du feu d artifice avec sa dose de couleurs, de lumieres et de sonorites est tout a fait acceptable mais ce qui le caracterise le mieux c est l adrenaline.

 

Pas question pour le public de regarder distraitement les explosions pyrotechniques car tout manque d attention pourrait etre fatal.

 

 

 

Et pour cause, les tours sont diaboliques, imprevisibles et detraquees. Elles rivalisent de tirs foireux, de fusees explosant trop bas et de jets incandescents mal diriges qui finissent  tous sur,ou justes au dessus des tetes, des spectateurs apeures mis ravis par ce jeu dangereux. On voit donc des gens courrir, s ecarter, crier, se frotter et s eteindre mutuellement les epaules, au gres des retombees brulantes.

 

Marga y a laisse 5 cheveux d une meche ( rien de grave) et mon sens de l esquive m a permis de n etre touche qu a la manche gauche.

 

 

Les louches de wisky ayant ete largement distribuees et la marmite bien entamee, nous rentrons nous coucher en nous adaptant aux zig-zags soudains de nos rencontres de trottoirs.
Par Sudacas
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Samedi 8 octobre 2005

Le lendemain, Ernesto, notre guide d un jour, nous emmene de l autre cote de la vallee pour faire une ballade dans le cratere d un ancien volcan, transforme en lac.

2 quebequois se joignent a nous “ nous autres au Quebecq, on aime bien avoir du fun!”.

 

 

 

Pendant tout le trajet auto, Ernesto, qui est un passionne de son pays, nous raconte la vie d ici et termine chaque phrase par “asi es en Ecuador”.

Attention, precise t-il, depuis Christophe Colomb, tout le monde fait la confusion : “ Aqui no somos Indios, somos Indigenas”. L erreur du fameux genois qui en cherchant la route des Indes a decouvert l Amerique, ne doit pas se perpetuer a travers une fausse appelation : ici vivent des Indigenes et non des Indiens.

 

 

Autant la population en Colombie est fortement melangee avec des noirs au nord sur la cote caraibe, des descendants directs d espagnols et des metisses dans les grandes villes  et des indigenes dans les campagnes, autant elle est tres indigene en Equateur.

La transition a la frontiere est plus que marquee. Ici, les traits physiques et les vetements portent le signe des Andes.

 

Hommes et femmes sont petits (j ai l air d un geant et Marga devient moyenne, voir moyenne haute me dit-elle), ont la peau marron et attachent, sous leur chapeaux traditionnels, leurs cheveux noirs magnifiques (je suis jaloux) avec une natte.

 

L habit de la femme est caracteristique : une jupe de grosse laine noire, une paire de souliers en cuir aux talons modestes, des pulls et chales colores et un baluchon derriere le dos pour placer au choix, le dernier ne de la famille ou quelques livres d oignons ou de patates. Une trentaine de colliers en or ornent son coup pour affirmer sa beaute.

 

 

 

Ernesto continue avec ses “asi es en Ecuador” et nous reconte pele mele qu il a ete guide et ami de Simon Trinidad, un des narcos les plus recherches de Colombie, arrete et extrade vers les EU il y 3 mois (il a alors decouvert son visage a la TV et connu sa veritable identite) ; que les aristocrates cravates de Quito sont tous des voleurs corrompus ; que le dernier ministre de l agriculture a disparu avec la caisse 3 jours apres avoir leve une grosse subvention ; que quand l Equateur a renonce a sa monnaie nationale le Sucre (du nom du Marechal, gloire du pays) pour passer au dollar americain ( En Equateur, on paye avec des dollars portant la tete de Hamilton, Washington...) pour soit-disant mieux payer sa dette exterieure, il a comme tous les equatoriens perdus beucoup de pouvoir d achat et d argent, surtout que, comme en Argentine, beucoup de banques ont fait faillite engloutissant du meme coup les economies des gens du peuple et les reduisant a neant.

 

 

 

Il finit en disant qu il aime beaucoup son pays, que dans les Andes tout pousse tres facilement et que tout le monde mange a sa faim.

 

 

 

La ballade nous fait descendre du bord du cratere du volcan jusqu au lac qui se trouve en contrebas. La vue est superbe mais le temps, sec et chaud jusqu alors, commence a changer et a se couvrir. Nous entamons le chemin du retour. Arrivee au sommet, les nuages cachent  completement les contours du cratere.

 

Par Sudacas
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Samedi 15 octobre 2005

Le jour suivant, nos quittons Latacunga pour nous rendre dans le parc naturel du volcan Cotopaxi.

L Equateur compte 64 volcans dont 6 sont encore actifs.

Le cratère d un volcan actif exhale au minimum et en permanence une fume composée de gazs variés et toxiques élaborés dans les entrailles de la terre ( ça sent fort la dedans !), il crache des cendres plus ou moins incandescentes quand il commence a s emballer et il répand des tonnes de laves en fusion quand il entre en furie.

Les 6 volcans sont surveillés journalièrement comme le lait sur le feu par des spécialistes et leurs instruments pour donner l alarme le cas échéant.

Les 2 grosses dernières colères volcaniques sont récentes : en 1999, le Pichincha a durant plusieurs semaines arrosé Quito d une pluie de cendres froides et en 2000, le Tungurahua est entre en éruption en expulsant des jets de lave en fusion. La ville de Baños, située a proximité du  Tungurahua, a du alors être évacuée pendant plusieurs mois par tous ses habitants.

Le Cotopaxi, quant à lui, reste sage pour le moment. Il fume paisiblement du  haut de  ses 5897 mètres d altitude et un glacier s est formé sur ses pentes jusqu a l extrémité de sa pointe sommitale.

Nous devions camper aux pieds de ce géant au repos, mais Israël, notre guide, a préféré installer nos tentes a l intérieur d une grande cabane pour nous abriter du vent froid de la nuit et de pluies éventuelles. L absence de porte et de fenêtres dans la cabane ne permet toutefois pas d élever  beaucoup la température.

Un couple d espagnols, Carmen et Lloret nous rejoignent dans cet abri de fortune en compagnie de leur guide Jaime.

Lloret fête demain ses 50 ans et Carmen lui a offert, pour l occasion,  l ascension du Cotopaxi.

Tous deux sont passionnés de montagne et leur métier de pompiers professionnels a Barcelone, leur procure una buena salud.

Néanmoins Carmen est soucieuse sur son état de forme car depuis 2 jours, lance t elle crûment, « estoy constipada ». Ce naturel ibérique pour exprimer ses préoccupations intimes et ses sentiments me laisse admiratif jusqu a ce que je comprenne, quelques minutes plus tard, que l origine de sa maladie est une ballade a cheval sous la pluie au cours de laquelle elle a attrapé un bon rhume. Je note dans mon carnet  l adjectif constipado (enrhumé donc) dans la liste de mes faux amis dangereux.

Nous ne rêverons pas beaucoup cette nuit, le froid, l altitude (nous sommes déjà a 4000 mètres) et le sol dur de la cabane nous empêchant d aller visiter Morphée.

Le lendemain matin, le ciel est couvert  et une pluie fine nous accompagne lors de toute notre rando autour d une lagune que surplombe le volcan.

En début d après-midi, un anglais de 22 ans Joshua, originaire de l île de White, se joint a nous et nous montons ensemble vers le refuge du Cotopaxi, construit juste aux pieds du glacier a 4810 mètres d altitude.

En effet, après moultes hésitations, je me suis décidé a tenter l ascension du volcan. Marga va rester, quant à a elle, au refuge et s immiscer dans un petit groupe d   allemands qui compte s entraîner dans les environs a des manœuvres avec les crampons et les piolets.

Nous passons le reste de l après-midi a discuter avec les guides et a boire abondamment une infusion a base d une plante ramassée dans le parc, qui a pour propriété de diminuer la mal de l altitude.

L altitude, voila notre ennemi. Le corps humain doit s adapter au manque d oxygène. S il n y parvient pas, maux de tête, vomissements, fatigues et essoufflements sont au rendez-vous et la redescente vers le niveau de la mer, le meilleur remède.

Apres un bon repas, extinction des feux a 20 heures dans le dortoir commun du refuge, ou 3 étages de lits se  superposent. En ce moment la capacité de 40 couchages est peu utilisée et nous sommes seulement 10 a y passer la nuit. Demain, seules 2 cordées vont se lancer sur les pentes du glacier : celles des 2 espagnols avec leur guide et la mienne avec Joshua et Israël, notre guide.

Réveil a minuit et demi  pour le petit déjeuner avant le départ. Cette levée du lit est salutaire pour tout le monde. Les guides nous avaient prévenu, il est inutile de se coucher tôt  car personne ne dort (sauf eux) lors d une première nuit  a cette altitude. Pour ma part, j ai compté les minutes. Pendant les 2 premières heures mon cœur a battu la chamade et  j avais l impression d être en plein footing, puis un mal de tête soutenu a pris le relais pour m emmener jusqu a l heure de la délivrance du lever.

A 1h30, nous avons fini d avaler difficilement le petit déjeuner (pas vraiment faim a cette heure la) et revêtu notre équipement multicouches contre le froid.

Nous quittons le refuge au milieu de la nuit, lampe frontale a la tête, crampons aux pieds et encordés a la ceinture par un harnet. Le ciel est dégagé et clair,  bien que de très fins flocons en descendent. Nous apercevons nettement les lumières de Quito à 70 km au nord.

Israël ouvre le pas, suivi par Joshua et moi-même.  Je me sens en forme malgré l absence de sommeil mais le mal de tête, qui s est un peu atténué depuis le réveil, continue a tambouriner a mes tempes et me fait m interroger sur mes chances d arriver au bout.

Apres quelques centaines de mètres, le petit sable volcanique sur lequel nous marchons, fait place a une glace tendre, recouverte par 10 centimètres de neige fraîche, tombés pendant la nuit. Cette pellicule de neige au  sol a caché les traces des ascensions des jours précédents et gène Israël qui met plus de temps à trouver la voie. Aidé uniquement de sa lampe frontale, il scrute l obscurité et cherche les repères que lui seul connaît au milieu d un champs gigantesque de petits monticules de glace enneigés.

Nous passons 5 heures a monter  dans ce décors uniforme  jusqu au lever progressif du soleil.

Les flocons de neiges se font plus gros et plus nombreux et un brouillard nous enveloppe alors pendant une bonne heure. Le guide nous indique qu en fonction de l évolution, il envisage un retour anticipé par crainte des avalanches. Il ajoute qu en haut, la vue sera de toute façon complètement bouchée et peu sensationnelle. Je me fais traducteur espagnol-anglais de ces mauvaises nouvelles entre mes 2 compañeros de cordee qui n ont aucune langue en commun. Heureusement que pendant une ascension comme celle du Cotopaxi, on garde sa salive et que les mots sont rares car pour passer de l espagnol a l anglais et vice versa, mon cerveau engourdi mélangeait souvent les vitesses et les engrenages….l esperanto n était pas loin.

Finalement, le temps se découvre soudainement, la neige s arrête de tomber et la visibilité devient parfaite sur l ensemble du glacier. Cette embellie du temps coïncide avec la disparition  progressive de mon mal de tête…tout va pour le mieux.

Nous passons au dessus de 3 petites crevasses au milieu des séracs et empruntons une échelle en fer, posée la, afin d atteindre la cime.

Les derniers 300metres d ascension se font dans 30 centimètres de poudreuse sur une pente bien inclinée : le sommet ça se mérite !

Il est 8h40 du matin, voila 7 heures que nous avons quitté le refuge  et nous nous trouvons enfin sur le dôme du glacier à 5797 mètres d altitude. La vue est magnifique, tout l horizon  est dégagé et nous pouvons apercevoir tous les grands volcans de l Equateur. Au loin, on distingue la silhouette du Chimborazo qui avec ses 6310 mètres d altitude est le point culminant  du pays devant le Cotopaxi.

Nous restons une vingtaine de minutes sur le dôme pour profiter de la vue, plonger notre regard dans le cratère fumant  du volcan, qui se trouve juste en contrebas et faire quelques photos.

Notre descente durera 4 heures, Joshua les chaussures lourdes de fatigue et de neige collante, tombera a peu près 50 fois sur son postérieure. Le final sera épique car un violent orage chargé d éclairs (le temps change a peu près toutes les  demies heures sur ce volcan) nous surprendra 30 minutes avant d atteindre le refuge et nous finirons en sprint avec les crampons sur les 300 derniers mètres. Une allemande, en session d entraînement a 500 mètres de la, aura les cheveux dressés sur la tête pendant quelques secondes au milieu de ce déchaînement électrique.

Ce jour-la, nous serons les seuls a parvenir au sommet, la constipation nasale de Carmen ayant fait renoncer sa cordée après 2 heures d ascension.

Par Sudacas
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