Apres avoir devore un bon morceau de papaye et bu un jus de fruit de Lulo maison, nous prenons la route du centre ville.
Ce n est pas une affaire de circuler dans Bogota, megalopole de plus de 7 millions d habitant, s etalant sur plus de 50 kilometres et congestionnee en permanence par d incroyables bouchons.
Cependant depuis un peu plus de 4 ans, les choses se sont grandement ameliorees grace a un miracle appele TRANSMIILENIO. Ce projet a ose prendre 4 files sur les 8 files voitures de 3 arteres principales de la ville, pour les dedier au bus (on se croirait a Rivoli).
Ainsi, meme aux heures les plus noires de la circulation quotidienne, les TRANSMILENIO rouges foncent et ne stoppent que quelques secondes a chaque arret, le temps pour les voyageurs de monter ou de descendre.
Nous mettons quand meme une grosse demi heure pour rejoindre la calle 11 (rue 11) ou sont situes les magaisn de la famille GOMEZ. La calle 11 est une rue grouillante, ou une suite de magasins offrent a la vue , un amoncelement de camelotes heteroclites, jouets, bijoux, electromenagers en tout genre...
Plusieurs petites galeries commerciales coupent cette rue et c est a l entree de l une d elles, apres quelques escaliers, que nous debouchons dans la mercerie de Gloria, la maman de Marga.
Ici tout est range, ordonne et mis en valeur. Des tissus de toutes les couleurs cotoient des fils brodes, des rubans de soie alors que derriere la vitre du comptoir, des boutons de toutes taille rivalisent d originalite.
Un peu plus loin dans la rue, nous entrons dans le mqgasin de Jaime, pere de Marga. Il a commence, il y a un peu plus de 30 ans, une activite de grossiste en produits de mercerie. Aujourd hui les affaires sont beaucoup plus tendues, d autres magasins comme le sien ce sont installes a proximite et l arrivee massive des produits chinois dans ce commerce, exacerbe la concurrence des prix.
A midi,nous nous rendons dans un petit restaurant du quartier et dans un decors typique de la region Antoquieña, region natale de Jaime, je goute une bandeja paysa, plat que les paysans du coin ingurgitent le matin et qui leur donne la force de travailler aux champs toute la journee.
La bandeja paysa est pour le moins un plat qui tient au corps : lentilles, riz, bannane douce, avocat, lard et peau de cochon grilles, petites galettes de mais dites arepas, oeuf a la coque, viande de boeuf hachee la composent.
Delicieuse et savoureuse....mon appetit ne fera reapparition que tardivement dans la soiree, n ayant pas travaille aux champs ce jour-la, le restant de la journee ayant ete consacre a la viste de 5 a 6 cousins (il en reste 40 a voir) et de 4 tantes sur les 14 freres et soeurs que compte Jaime.
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