La route du sud


Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /2006 17:18

 

Nous quittons Sao Paulo pour nous enfoncer dans les terres de la région appelée Minais Gerais, en raison de son passé minier.

 

La ville  d Ouro Preto est au cœur de l histoire de la découverte de l or au Brésil

Un chasseur d esclave qui s était aventuré un peu plus loin que ses semblables pour attraper des indiens, trouva au fond de son assiette  qu il lavait dans un torrent, des petites pépites brillantes.

 

Cette vaisselle fortuite allait être le point de départ de la ruée vers l or dans toute cette région.

 

Ouro Preto, son berceau, connaitra tout au long des 18 et 19 siècles un développement vertigineux avec un peuplement de plus de 50 000 habitants.

 

Des milliers de tonnes d or seront acheminées au Portugal.

 

Une partie de ce trésor servira à embellir  Ouro Preto et quelques autres villes de ses alentours.

 

Ses églises baroques au style colonial unique reflètent cette richesse passée.

 

Les moulures a l intérieur de l église du Pilar sont dorées de plus de 400 kilos d or.

 

La ville, classée au patrimoine mondial de l Unesco est très bien conservée et a été épargnée des constructions modernes défigurantes du 20 eme siècle.

 

Ses rues en pente recouvertes de pavés, se gravissent agréablement et toutes ses églises juchées sur les points dominants de cette ville de montagne lui donne un relief remarquable.

 

Nous prenons le temps de visiter une mine d or  situé à e à quelques kilomètres.

 

Le guide nous fait descendre dans la mine à 360 mètres sous terre à  l aide de wagonnets tirés par un treuil.

 

Il nous explique que lors des plus belles heures d exploitation de la mine, on récuperait 30 grammes d or pour une tonne de gravat sortie de la terre et que le rendement, tombé à 4 grammes par tonne extraite, à celer le sort de la mine en 1985.

 

Une seule mine fonctionne encore à Ouro Preto et on aperçoit quelques garimpeiros, les chercheurs d or, en train de sonder le lit de la rivière avec leurs tamis en métal.

 

 

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Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 21:47

 

Nous passons alors 3 jours à Sao Paulo ou nous rejoignions une bande de franco-brésiliens ou anciens étudiants brésiliens en France.

 

 

Sao Paulo s est vidée de sa population qui a profité des jours féries du carnaval pour se rendre sur les plages de la cote et imiter en cela les voisins de Rio, les cariocas.

 

Car ici, les Paulista  disent fierement qu ici, à Sao Paulo, on travaille et à Rio ils s amusent (à mon opinion les gens de Sao Paulo sont jaloux des plages de Rio).

 

 

En tout cas, on comprend leur fuite.

 

 

Sao Paulo est une mégalopole de près de 20 millions d habitants. Des immeubles très élevés font face à d autres immeubles très élevés. Certains aux formes modernes ou originales se distinguent dans la foret écrasante et étouffante, d édifices cubiques sales.

 

Les embouteillages sont gigantesques et la pollution omniprésente.

 

 

La noix d honneur est  à attribuer à certains nantis  qui circulent journellement en hélicoptère pour se rendre de leur domicile à leur travail ou ailleurs.

 

Des pistes de décollage sont implantées au sommet des grattes ciel au milieu de la ville. Nous avons assiste à l arrivée et au départ de l un de ceux-ci. Pour ceux qui ont aime Apocalypse now, on s y croirait….charmant sauf pour les milliers de voisins des alentours qui vivent cela plusieurs fois par jour.

 

 

Pendant 3 jours nous faisons avec les brésiliens ce qu ils savent le mieux faire, la fête jusqu au petit matin.

 

 

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 22:16

Les connaisseurs du Bresil nous avaient conseille de passer le carnaval, la plus grande fete bresilienne, dans des villes de moindre importance que celles de Rio ou Sao Paulo et de regarder le spectacle de celles-ci a la tele.

 

Le conseil valait son pesant d or.

Nous nous sommes rendus a Curitiba, ville de plus d 1 million d habitants au sud de Sao Paulo.

L office du tourisme, minuscule kiosque a journaux, place a la sortie du terminal de bus etait crasseux, pauvre d apparence et ferme en plein apres-midi la veille du carnaval.

 

Dans l hotel ou nous trouvons logi, le receptionniste sympathique nous explique la mine desolee qu ici, le carnaval, c est trois fois rien et que nous allons etre decu.

 

Que neni, nous voyons dans les pages internet de la ville que le soir meme, pour l ouverture, des defiles d ecoles de samba sont prevus un peu en dehors du centre de la ville, a partir de 17h30.

 

Ponctualite francaise oblige, a l heure dite, nous nous trouvons deja avec les plus motives sur un des gradins (beaucoup moins hauts et imposants que ceux du sambodromo de Rio), qui a ete installe sur une allee en bordure d un parc.

 

Toutes les festivites sont gratuites, les defileurs sont volontaires et tout le monde est venu en famille nombreuse.

 

Vers 18 heures, les rythmes tambourinesques de la samba commencent a se faire entendre et on apercoit au loin, au fond de l allee, les premiers deguisements qui pointent le bout de leurs plumes.

 

Honneurs aux vieux !!  Pendant une demie heure, le 3 eme age va defiler devant nous  avec ou sans canne et ouvrir le carnaval.

Mamis et papis chantent, dansent et tournent en rond devant une foule hurlante et deja a temperature de fete.

 

Vont defiler alors, entrecoupees de pose de 15 minutes, des ecoles de samba des quartiers de la ville sur des chansons de leur creation, dont les paroles sont distribuees au public, et avec des deguisements ou les plumes ont remplace l etoffe.

 

Des groupes de superbes bresiliennes aux formes voluptueuses et ou se sont infiltres quelques travestis (la nuance est subtil surtout apres l operation du bas) remus leur corp de liane en ondulant chacune de ses  parties, du talon jusqu au diademe, en passant bien entendu par la partie sa plus elastique ou autrement dit le popotin.

 

Dans les gradins, ca bouge, ca trepigne et ca chante en avalant de la biere, de la caipirina, du coca et en ingurgitant du beignet local ou du cheese burger 3 couches.

 

Tres contents de notre carnaval de province, nous pouvons apprecier pendant les 3 jours suivant sur toutes les chaines de TV des bars, restaurants et hotels du pays, les institutions mediatiques que sont les carnavals de Rio et Sao Paulo,.

Leurs chars demesures et leurs danseurs deguises dernier cri, offrent le meilleur et le plus paillette de cette grande fete bresilienne.

 

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 21:46

 

A 20 heures, nous debarquons au terminal de Fioranopolis.

A l office du tourisme, un homme affable nous propose des locations d appartement dans le village de Armacao, au bout de la presqu ile.

 

L endroit ou il nous emmene est tres calme et ideal.

 

Nous sommes a 300 metres du rivage ou la mer envoie ses rouleaux de vagues pour le plus grand plaisir des baigneurs.

 

La plage est longue, la densite de serviettes au metre carre faible et la temperature de l eau beaucoup plus agreable que de l autre cote du continent, chez les latinos.

 

Nous passons 3 jours dans ce pied a terre et en profitons pour gouter la caipirina, le rhum citron local...un verre ca va, deux verres bonjour les degats.

 

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 21:36

 

Apres une nuit de voyage, le bus pris a Montevideo en Uruguay, nous depose devant les portes du terminal de Puerto Alegre, au petit matin.

 

Nous trouvons rapidement un hotel pour poser nos sacs  et nous nous mettons alors a la recherche d un distributeur d argent pour retirer nos premiers reals, la monnaie bresilienne, indispensables pour regler nos cafés du matin, boissons et autres repas.

 

15 banques plus tard, 30 distributeurs testes plus loin et 3 heures de marches a travers la ville, nous laisse toujours aussi fauche et  un peu plus assoiffe et affame. Nous n avons toujours pas un real en poche.

 

Le systeme visa est presque inexistant et les ditributeurs  susceptibles  d accepter Visa, dissemines ca et la, sont tous hors d usage ou vides.

Une question nous vient a l esprit : les milliers d altermondialistes venus a Puerto Alegre debut 2001, ont ils tous paye en monnaie de singe ?

 

L office du tourisme eloigne du centre (encore un peu de marche), nous indique la seule adresse fiable de la ville pour ne pas mourir de faim en imaginant ce que nous pourrions faire avec notre compte garni ( la fin du voyage commence a se faire sentir mais il nous reste normalement encore de quoi rentrer en France).

 

Les billets bresiliens une fois en poche, nous nous ruons au marche central de la ville pour boire une bonne biere et gouter la feijoada, le plat de plus populaire du bresil .

 

 Ce plat, cree par les esclaves de canne a sucre, est un mélange de riz, haricots noirs cuisinnes avec des morceaux de porc, steack de boeuf, quartiers d oranges  et une sorte de salade, appelee couve, faite a partir d une feuille de plante du pays.

Cette feijoada nous laissera plus de souvenir que l architecture chaotique de la ville de Puerto Alegre et de ses grands immeubles plus ou moins delabres.

Le lendemain, notre itineraire nous conduit a Fioranopolis, plus au nord du pays.

 

Par Sudacas - Publié dans : Brésil
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